
Noa et Mira Awad (Israël)
C’est Israël qui a ouvert le bal des répétitions aujourd’hui. Noa et Mira, tout en robes longues très classieuses, ont fait étalage de leur qualité vocale mais surtout mis en évidence leur complicité. Sur un décor, lamé noir et blanc, fait de galets, de gouttes d’eau tombantes et de roses blanches qui éclosent, le duo évolue sur la scène pour se retrouver autour de deux tam-tam. Mira devra répéter l’accrochage du micro sur son pied ! Il semble que la version de la chanson présentée soit un peu plus acoustique que la version studio.
Place à la Bulgarie.
Krassimir et sa voix atypique sont attendus au tournant. Sur
fond de scène en feu, d’engrenages et de statues, le chanteur
bulgare et ses deux acolytes dont une brune sauvage coiffée
comme un dessous de bras, se livrent à une joute vocale. Au
final, ça crie quand même beaucoup (est-ce le rendu de la
vidéo qui fausse un peu l’écoute ?) et on est assez content
quand ça s’arrête… A noter un couple de danseurs juchés sur
des échasses. Tiens, ça nous rappelle quelque chose ça !!
C’est pas de bonne augure !!
L’Islande, une des favorites des visiteurs de
BonsoirParis a rendu une bonne copie avec une Johanna très au
point vocalement. Bien sur, la chanson ne se
prête pas à une chorégraphie endiablée. Les
islandais nous servent un grand classique de
l’Eurovision avec chanteuse en pied et
brochette de choristes en rang d’oignon qui
balancent les bras en cadence. Le décor est
classique avec nuages, lune, pluie de flocons et
traversée de dauphins.
Ambiance rock pour la Macédoine. Pas de commentaire
particulier pour une des chansons les moins bien cotées du
concours. On notera tout de même un intermède où le chanteur
chante allongé sur le dos (Dima Bilan a fait école !!).
Sur fond d’arbre en fleur, Elena a livré une prestation
dynamique pour la Roumanie. On a visiblement beaucoup
travaillé sur la chorégraphie des danseuses côté roumain en
mélangeant notamment des mouvements classiques et des éléments
folkloriques. L’abondance de figures chorégraphique focalise
un peu l’attention. On en oublie la chanson…est-ce un mal ? On
notera le grand retour de l’arbre à rubans déjà utilisé par
l’Arménie en 2007.
C’était ensuite le tour de la Finlande. Une première
répétition aux allures de prise de marque. En effet,
l’activité scénique a paru un peu atone par rapport au rythme
endiablé de la chanson. Les Finlandais n’ont pas vraiment mis
le feu. Juste deux majorettes hommes qui jouent assez
timidement avec des bâtons enflammées et une grosse roue
crantée qui tourne mollement (le symbole nous a échappé…) Le
groupe Waldo’s people se dandine légèrement tout au long de la
chanson. Niveau voix, difficile de juger sur la vidéo de la
justesse, notamment des jeunes femmes.
Le Portugal a rendu une copie simple mais juste. Décor
naïf, fleuri et coloré, musiciens joyeux, la chanson se suffit
à elle-même sans fioritures.
Pas de surprise du côté de Malte. Chiara a fait du
Chiara. Minimum syndical. Elle maîtrise à la perfection ses
deux éléments chorégraphiques, le lever d’un bras et le lever
de deux bras… Elle
évolue dans un aquarium, de là à l’imaginer costumée en sirène
ou en palourde ( !!!) lors de la demi-finale.
Sur fond rouge et métal, la prestation de la Bosnie a
clôturé les répétitions du jour. La chorégraphie martiale
colle à la chanson avec des gestes saccadés des porteurs de
tambour et des attitudes figées du chanteur. Le groupe se
réunit au centre de la scène et se fige, drapeau rouge en
main, pour mimer les statues qui exaltaient les valeurs du
travail et du collectif sous l’ère soviétique. Un bémol sur la
voix du chanteur qui nous semble ne pas toujours être à la
hauteur, niveau justesse, mais, une fois encore, le son des
vidéos peut être traître.
Après chaque répétition, direction la salle de conférence du
centre de presse où Stéphane Chiffre attendait les artistes.
ISRAËL


BULGARIE




ISLANDE




MACEDOINE

ROUMANIE



BOSNIE



MALTE



